Fraternité générale ! 2e édition du 13 au 15 octobre 2017 : trois questions à Émilie Grall

Émilie Grall, Chargée des relations institutionnelles, est venue à l'Espace diversités laïcité, le 18 juillet dernier, présenter aux associations et aux professionnels de Toulouse la 2e édition de l'événement « Fraternité générale ! » Le lendemain, elle rencontrait les institutions et les élus de la Métropole.

 

 

- Pouvez-vous nous présenter Fraternité générale ! et cette 2e édition ?

 

L'association « Fraternité générale ! » a été fondée, suite aux attentats de novembre 2015 à Paris, par le philosophe Abdennour Bidar accompagné de nombreuses personnalités du monde de la culture et du milieu associatif. Je citerai pour mémoire Fabienne Servan-Schreiber, Alexandre Jardin ou Pierre Henry.

 

Son premier objectif était de donner la parole à des réalisateurs, amateurs ou professionnels, pour exprimer sous forme de vidéoclips de 2 à 3 minutes, ce qu'est la fraternité en France aujourd'hui. Parmi plus de cent clips ont été reçus, dont une trentaine sélectionnés et diffusés à la télévision, dans les stades, les cinémas…

 

Son deuxième objectif était de recenser et mettre en lumière, au cours d'une semaine – du 2 au 10 novembre 2016 – une multitude d'événements pour faire vivre cette fraternité au quotidien, créer du lien entre citoyens, associations, acteurs de la société civile… De nombreuses associations ont d'ailleurs vu le jour à la suite de cette semaine.

 

Malgré un délai assez court entre le lancement et la réalisation de cette opération, plus de 600 actions très diverses ont été organisées dans des lieux variés et labellisées « Fraternité générale ! ». 80 partenaires publics et privés, 150 associations et fédérations d'associations et des milliers de personnes se sont impliquées tant en France qu'en Outre-Mer et dans le Réseau culturel français à l'étranger.

 

Et nombre de personnes engagées dans cette 1re édition ont sollicité « Fraternité générale ! » pour que cette mobilisation devienne un rendez-vous régulier, peut-être annuel, vers une société plus fraternelle.

 

 

- Pour cette 2e édition, vous avez décidé de mettre le focus sur certaines villes. Pourquoi Toulouse ?

 

Au cours de la 1re édition, en 2016, deux tiers des actions se sont déroulées à Paris et en région parisienne, un tiers seulement en province. Certes, « Fraternité générale ! » a son siège à Paris, mais nous souhaitons inverser la tendance. Pour cela, nous mettons un focus particulier, en 2017, sur cinq grandes métropoles : Strasbourg, Rennes, La Réunion, Bordeaux, et Toulouse.

 

Et nous avons choisi Toulouse pour deux raisons essentielles. D'une part, Toulouse a été marquée précocement par les attentats et elle a su réagir face à cela. D'autre part, lors de notre 1re édition, malgré un temps très court entre notre appel à projets et la date de l'événement, Toulouse a largement répondu « présente ».

De nombreuses manifestations ont été mises en avant ou organisées spécifiquement pour cette semaine de novembre 2016, et ce, dans tous les domaines. De belles actions artistiques – notamment musicales – sportives, et même des débats...

 

De plus notre souhait, cette année, est de privilégier l'action dans des métropoles, de manière à toucher de nombreuses communes de taille plus modeste et à faciliter une unité, une cohésion sociale, voire un véritable projet de société au sein de ces métropoles.

Ma rencontre avec des partenaires de la Métropole de Toulouse, notamment Julie Escudier, Vice-Présidente en charge de la Cohésion sociale, très enthousiaste vis-à-vis de notre mouvement et de notre opération, m'a confortée dans l'idée que nous devions permettre à tous de s'approprier ce projet pour en faire une véritable manifestation citoyenne.

 

 

- Et qu'avez-vous pensé de la réunion du 18 juillet dernier, à l'Espace diversités laïcité ?

 

Tout d'abord je me suis sentie très bien accueillie par toute l'équipe.

Et j'ai été surprise mais heureuse de voir le monde présent : malgré la date, en plein été, une trentaine de personnes, dont plusieurs représentaient deux ou trois associations ou structures.

 

J'ai vraiment apprécié la quantité et la qualité des échanges, entre elles et moi bien sûr, mais surtout entre elles. Car c'est la raison de notre action : permettre à des personnes de prendre contact, d'apprendre à se connaître, de découvrir leurs différentes actions…

 

Notre but est de créer des ponts entre ceux qui agissent et de mettre en lumière ces actions pour que l'ensemble des citoyens puissent les rejoindre.

Le focus que nous opérons sur un week-end doit avoir des répercussions tout au long de l'année.

 

J'en profite pour remercier la Ville de Toulouse qui met à disposition les locaux de l'Espace diversités laïcité, les 13, 14 et 15 octobre prochain, pour les porteurs d'initiatives qui en feront la demande.

 

Et, en guise de conclusion, je donne rendez-vous sur notre site fraternitegenerale.fr à tous ceux qui veulent en savoir plus et sur notre page d'inscription à ceux qui souhaitent faire labelliser les actions qu'ils organisent pendant cette 2e édition de notre mouvement.

Si leur démarche a lieu avant le 1er septembre, leur manifestation sera mentionnée dans le dossier de presse.

Mais qu'ils n'hésitent pas à inscrire leurs événements sur notre site jusqu'au 12 octobre ; nous pourrons ainsi les mettre en lumière.

 

 

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